D’après un article de Marton, Dall’Alba et Beaty, 1993, traduit et adapté par F. Ruph, 1997
Les savoirs sont vaguement conçus comme un ensemble de faits à apprendre, une encyclopédie toute prête, existant par elle-même, attendant d’être découverte et ramassée pièce à pièce. L’apprentissage est vu comme une acquisition et une accumulation graduelles de morceaux de ce savoir externe dans sa mémoire.
L’apprentissage est conçu comme une acquisition de connaissances, dans la forme où elles sont reçues, et leur rétention en mémoire en vue de les reproduire telles quelles lors d’un examen, d’un exposé ou d’un travail écrit, généralement scolaire ou de les utiliser telles quelles dans une activité professionnelle. L’emphase est mise principalement sur la phase d’acquisition: mémorisation « par cœur » et révisions régulières.
L’apprentissage est conçu comme une acquisition de connaissances en vue de leur application à une situation concrète de la vie quotidienne ou professionnelle. Le côté utilitaire du savoir prime et caractérise cette conception. L’emphase est mise sur le côté applicabilité des connaissances. La préoccupation du « À quoi ça va me servir? » est omniprésente.
L’apprentissage est conçu comme un gain vers la compréhension et la signification des phénomènes. Alors que dans les trois catégories précédentes, la métaphore présente est celle de « consommation » des savoirs, dans cette conception ainsi que dans les deux suivantes, la métaphore est celle d’une « construction de sens ».
L’apprentissage est conçu comme une modification de ses conceptions et de ses visions d’une partie de réalité. Au-delà de la compréhension d’un phénomène, l’apprentissage est vu comme un passage d’une conception antérieure plus primitive de ce phénomène à une conception plus évoluée.
L’apprentissage est conçu comme un processus d’évolution et de transformation personnelle. La connaissance est perçue comme un moteur de la croissance et de l’actualisation de soi.