GUIDE DE RÉFLEXION SUR MON ENSEIGNEMENT

Apprentissage et affectivité

Quand je prépare mes contenus de cours :

1.      En début d’année, quand je rencontre un groupe d’étudiants pour la première fois, je planifie une période suffisante pour établir un contact chaleureux, pour mieux connaître leurs buts et leurs motivations, pour évaluer avec eux où ils en sont dans leur cheminement, pour présenter les objectifs du cours de façon motivante et les situer dans l’ensemble du programme.

2.      Je prévois régulièrement une courte période pour faire le point et voir avec les étudiants si tout va bien, s’ils suivent toujours, s’ils sont toujours motivés par la matière et si l’approche pédagogique que j’ai adoptée leur convient.

3.      J’organise mes activités pédagogiques de telle façon que les plus forts et les plus avancés puissent fonctionner de manière autonome et que je puisse consacrer plus de temps à ceux des étudiants qui ont de la difficulté à comprendre.

4.      Je planifie au besoin des rencontres à part avec les étudiants qui ne fonctionnent pas bien, tant au plan de la discipline qu’au plan des apprentissages.

5.      Je discute régulièrement avec mes étudiants de leurs intérêts, de leurs motivations, de leurs craintes et de leurs réussites. Je tiens compte des besoins ressentis et je cherche avec eux les moyens de les satisfaire sans sacrifier les objectifs d’apprentissage.

6.      Je n’hésite pas à partager mon vécu personnel avec mes étudiants quand c’est opportun, et je les encourage à exprimer leurs besoins face aux apprentissages et au fonctionnement du groupe.

7.     J’encourage les étudiants qui sont peu motivés ou motivés de façon extrinsèque (récompenses, punitions) à se trouver des sources d’intérêt et de plaisir dans leur apprentissage actuel (motivation intrinsèque).

8.       J’aide les étudiants qui n’en ont pas à se fixer des buts d’apprentissage à court terme et réalistes quant à leurs capacités actuelles. Je leur montre au besoin comment je fais pour me motiver face aux difficultés et comment je gère mon stress.

9.      J’aide les étudiants qui attribuent leurs difficultés et leurs échecs à leur manque d’aptitude (une cause interne non modifiable), à attribuer ceux-ci à leur manque de connaissances ou à leur façon de s’y prendre (une cause interne modifiable). Je montre aux étudiants qui se déprécient ou qui doutent de leurs capacités à apprendre, comment penser de manière plus positive sans nier pour autant la difficulté éprouvée.

10.  Je m’assure que la première expérience avec une matière nouvelle sera positive et couronnée de succès. Je découpe l’activité d’apprentissage difficile en étapes plus simples et plus courtes de façon à faire vivre aux étudiants une succession de réussites.

11.  Je justifie mes exigences et chacune des activités d’apprentissage en montrant aux étudiants les liens avec les objectifs du cours, les objectifs du programme et leur vie future; ou mieux, je leur demande de trouver par eux-mêmes de bonnes raisons pour apprendre ceci ou faire cela ici et maintenant.

12.  J’établis très clairement mon rôle comme enseignant et leurs responsabilités quant à leur apprentissage. Je propose aux étudiants mon expertise et mon aide, mais je ne fais pas le travail à leur place. Je les encourage à contrôler leur propre apprentissage.

13.   En ce qui concerne la discipline, les retards, les absences, j’en discute avec les étudiants en vue d’un consensus, puis on établit de façon très claire les attentes respectives et les règles de fonctionnement ainsi que les conséquences en cas de non respect de ces règles.