GUIDE DE RÉFLEXION SUR MON ENSEIGNEMENT

  apprentissage et résolution de problème,         stratégies et médias d’enseignement

Apprentissage et résolution de problème

Quand je prépare mes contenus de cours :

1.   Chaque fois que c’est pertinent et réalisable, compte tenu de la matière à transmettre et des contraintes de temps, je prépare des activités pédagogiques sous forme de résolution de problèmes, longs ou courts, si possible de même nature que les problèmes auxquels mes étudiants seront confrontés dans l’exercice de leur métier.

2.   Je conçois mes situations problématiques de façon à ce que la qualité de l’observation et la qualité de la démarche de résolution soient des facteurs importants de la réussite. Je ne mâche pas trop le travail, je laisse volontairement des difficultés, semblables à celles que les étudiants auront à surmonter en situation réelle.

3.   J’établis la liste des stratégies de résolution de problème nécessaires pour mener la tâche à bien : compréhension de ce qui fait problème, observation et extraction des données pertinentes, démarche de résolution réfléchie et méthodique, production des hypothèses de solution et validation de ces dernières, choix judicieux, élaboration d’une réponse précise et complète, etc.

4.   J’identifie à l’avance quelles difficultés les étudiants peu habiles en résolution de problème rencontreront et je prévois comment les aider en leur montrant à devenir plus systématiques, plus méthodiques et plus stratégiques.

5.   Je planifie de temps à autre au début d’un cours une courte activité de résolution de problème amusante mais difficile, pour illustrer l’importance de l’une ou l’autre des stratégies de résolution de problème. Je m’en sers pour rappeler l’importance de réfléchir et d’être stratégique dans sa façon d’aborder les vrais problèmes, ceux de la formation comme ceux de la vie quotidienne.

Pendant les cours :

6.   Je prends le temps de justifier chaque problème que je soumets à mes étudiants, en montrant les liens avec l’apprentissage de la matière d’un côté et avec le développement des habiletés à résoudre des problèmes spécifiques au métier de l’autre.

7.   J’observe comment mes étudiants s’y prennent pour résoudre le problème que je leur propose. Je leur pose des questions sur leur compréhension de ce dernier, sur leur exploration et leur sélection des données pertinentes, sur leur manière de chercher une ou des solutions, sur la présence d’une vérification sérieuse. Je souligne au besoin des lacunes ou des habitudes inefficaces et je leur montre comment une personne efficace procéderait. Je les encourage à essayer de nouvelles stratégies si nécessaires.

8.   Je les rends conscients de leurs démarches de résolution en les aidant à verbaliser leurs réflexions et leurs stratégies. J’utilise la discussion et la confrontation entre étudiants pour les aider à approfondir leur réflexion sur les conditions de l’efficience en résolution de problème. Je discute souvent avec mes étudiants des moyens les plus efficaces d’aborder et de chercher des solutions face à une situation problématique donnée.

9.   Quand c’est nécessaire, je me propose comme modèle, en verbalisant à haute voix et en détail mes propres façons de m’y prendre pour résoudre ce problème particulier et un problème en général, ma démarche, mes stratégies, mes raisonnements, mes hypothèses, mes vérifications.

10. J’encourage et je valorise beaucoup chez les étudiants le fait de réfléchir et de revenir après coup sur une démarche de résolution pour l’évaluer et examiner les améliorations possibles, ainsi que pour anticiper les situations de la vie réelle où cette démarche pourra être réinvestie.

Stratégies et médias d’enseignement

Quand je prépare mes contenus de cours :

1.   En préparant un cours et pour chaque période de cours, je tiens compte de tous les paramètres de la situation pédagogique (objectifs du cours, place du cours dans le programme de formation, compétences visées, temps alloué, ressources pédagogiques disponibles, niveau des étudiants, etc.) pour faire le choix des méthodes d’enseignement les plus efficientes pour atteindre les objectifs d’apprentissage visés.

2.   J’examine plusieurs scénarios pédagogiques possibles, faisant appel à différentes stratégies d’enseignement. Je me prépare ainsi des alternatives au cas où une méthode d’enseignement ne donne pas les résultats attendus.

3.   Je m’efforce d’éviter les routines d’une période à l’autre, et de trouver des idées originales pour atteindre les objectifs d’apprentissage visés. Je ménage quelques effets de « surprise » agréables pour les étudiants dans ma façon d’aborder la matière.

4.   Dans une même période de cours, je prévois une alternance entre les exposés et des activités demandant aux étudiants d’être plus actifs. J’évite les trop longues périodes d’écoute passive de la part des étudiants. J’évite de prolonger les périodes d’exercices trop répétitifs.

5.   Chaque fois que c’est possible et pertinent, je recours à des méthodes qui engagent les étudiants dans une activité intellectuelle de haut niveau : études de cas, résolution de problèmes, projets, expérimentations.

6.   Je prévois des moyens pour que les étudiants puissent prendre conscience et évaluer leur progression par eux-mêmes : questionnaires, courts problèmes, tests, etc.

7.   J’anticipe les difficultés que les étudiants, ou certains d’entre eux rencontreront et je prévois comment y pallier de manière à les guider vers l’apprentissage désiré sans faire le travail à leur place.

8.   Je choisis des activités pédagogiques et un mode d’animation qui permettent à la fois de respecter les différences individuelles de niveau, de style, de rythme et de ménager des moments de réflexion et d’entraide collectives.

9.   Je prévois une alternance entre les activités individuelles, celles réalisées en équipe et celles impliquant tout le groupe. Au cours d’une même activité, je ménage éventuellement un temps d’activité solitaire, un temps en groupe restreint et un temps collectif.

10.   Je planifie ma séquence d’enseignement de façon à parcourir, pour chaque période de cours, toutes les étapes requises par l’apprentissage, de la phase de motivation à l’évaluation des acquis si possible par les étudiants eux-mêmes.

11.   Je mets à profit les différentes ressources médiatiques disponibles dans la mesure où elles peuvent faciliter l’attention, la compréhension et la rétention des connaissances (tableau, transparents, images, vidéos, affiches, documentation écrite, schémas, etc.)

Pendant les cours :

12. Je surveille les signes d’inattention et de désintérêt de la part des étudiants, je vérifie avec eux si mes perceptions sont exactes, je ménage une pause ou je change de méthode d’enseignement, par exemple en proposant une activité, en présentant un document, en lançant une discussion.

13. Je ne confonds pas mon rôle d’expert et d’enseignant avec celui de parent ou d’autorité. Surtout avec des étudiants adultes, j’évite les situations et les attitudes infantilisantes.

14. J’utilise au maximum les savoirs et les expertises personnelles des étudiants. Chaque fois que c’est possible, je laisse la parole aux étudiants qui connaissent bien la matière.

15. Je favorise la coopération et l’entraide, plutôt que la compétition.