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L’intérêt
croissant de la population pour l'environnement et les nouvelles
législations ont considérablement modifié l'approche environnementale des
compagnies minières actives au pays. Une mine en opération génère
différents types de rejets solides, notamment des rejets de concentrateur,
des stériles, des boues de traitement et d’autres types de déchets reliés,
de nature industrielle.
Dans le cadre des recherches proposées, le professeur Mostafa Benzaazoua de
l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue cherchera à optimiser
l’utilisation de la technologie des remblais cimentés, dans la perspective
d’une meilleure gestion des résidus sulfureux et de la sécurité des
travailleurs de même que d’une plus grande productivité de l’industrie
minière. Les travaux du professeur Benzaazoua visent à apporter une
meilleure compréhension des notions fondamentales associées à ce matériau
complexe qu’est le remblai cimenté. Ces nouvelles connaissances
permettront, par la suite, de proposer de nouvelles façons d’utiliser et
de gérer les rejets miniers potentiellement générateurs de drainage minier
acide (DMA).
Grâce à l’acquisition de cette chaire, M. Benzaazoua affectera une partie
de son temps au développement d’une approche qui sera utilisée pour les
caractérisations des remblais cimentés. L’objectif du professeur
Benzaazoua est d’étudier des méthodes visant à limiter le contact avec
l’oxygène de l’air, principal responsable du DMA. Ses recherches devraient
permettre de stabiliser chimiquement les résidus et d'éliminer une source
importante de pollution. Pour le professeur Benzaazoua, il est capital de
maîtriser les fondements du comportement du remblai, afin que ce dernier
joue pleinement son rôle : lorsqu’il est utilisé comme support de terrain,
garantir la sécurité des travailleurs; lorsqu’il est utilisé comme mode
de gestion des résidus, protéger l’environnement.
En tant que titulaire de la chaire, le professeur Benzaazoua contribuera
au maintien d’un environnement de qualité des régions minières retrouvées
au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde, tout en améliorant la
productivité globale des mines, en cherchant à réduire les coûts
d’exploitation et de restauration des sites miniers. |