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Note importante : Les informations de cette page ont été tirées du logiciel Kepler.
Algol est la première étoile du firmament dont les variations lumineuses ont été détectées. En effet, ces variations sont facilement visibles à l’oeil nu. À son maximum d’intensité, Algol est aussi brillante que l’étoile Polaire. Puis, périodiquement, cette intensité diminue jusqu’à ce qu’Algol devienne trois fois moins brillante.
Le nom d’Algol provient de l’arabe Al Ra’s al Ghul, ce qui signifie " la tête du démon ". Ce nom suggère que les astronomes arabes du Moyen Âge connaissaient probablement les variations de cette étoile. Algol est l’étoile b de la constellation de Persée. Dans la mythologie grecque, Algol représente la tête monstrueuse de la Méduse coupée par le héros Persée.
Ce n’est qu’en 1782 que l’astronome John Goodricke attribua l’obscurcissement périodique d’Algol à des éclipses successives d’une étoile brillante par une étoile moins brillante en orbite autour d’elle dans le même plan que la ligne de visée. Sa théorie fut confirmée en 1889 lorsque H.C. Vogel put en analyser le spectre. On sait aujourd’hui qu’Algol est en réalité un système formé de deux étoiles trop rapprochées pour qu’on puisse les distinguer individuellement, même avec de puissants télescopes. L’étoile la plus brillante est environ quatre fois plus massive et 100 fois plus lumineuse que le Soleil. L’autre étoile est un peu moins massive mais un peu plus lumineuse que le Soleil. La distance qui sépare les deux étoiles représente seulement 7 % de la distance Terre-Soleil.
Courbe de lumière d’Algol
Il existe plusieurs types d’étoiles variables : variables céphéides, irrégulières, à longues périodes, à éclipses, etc. Algol est l’étoile la plus connue parmi les étoiles variables à éclipses. Comme le montre la figure suivante, la courbe de lumière d’Algol est typique d’une variable à éclipses.

On commence à compter la période T à partir du minimum principal qui se produit quand l’étoile la plus brillante A est cachée par la plus faible B. À ½ T, il y a un minimum secondaire moins prononcé quand l’étoile faible passe derrière la brillante. Partout ailleurs sur la courbe, la luminosité est à son maximum quand aucune étoile ne cache l’autre. La figure suivante illustre justement les phases 0 T, ¼ T, ½ T et ¾ T. On y voit l’étoile B en orbite autour de l’étoile A.

Cette figure montre le système d'Algol de façon schématique. En réalité, les étoiles sont déformées par la gravitation et leurs surfaces sont presqu'en contact.
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