Capsules

Remonter Capsules Cartes Éclipse Étoiles filantes Étoiles variables Jumelles Lune Quizz

Choix des chroniques

Capsule Saviez-vous que... no 14 (Comment nomme-t-on une comète?

Capsule Saviez-vous que... no 13 (Les élongations planétaires)

Capsule Saviez-vous que... no 12 (Le nom des étoiles)

Capsule Saviez-vous que.. no 11 (Astronomie et formules mathématiques, partie 1)

Capsule Saviez-vous que... no 10 Conjonction, opposition et occultation

Capsule Saviez-vous que... no 9 (La mise en station équatoriale)

Capsule Saviez-vous que... no 8 (The new general catalogue)

Capsule Saviez-vous que... no 7 (Le grossissement)

Capsule Saviez-vous que... no 6 (Distances en astronomie)

Capsule Saviez-vous que... no 5 (La magnitude)

Capsule Saviez-vous que... no 4 (La lumière zodiacale)

Capsule Saviez-vous que... no 3 (Le flash vert)

Capsule Saviez-vous que... no 2 (Lune et illusion d'optique)

Capsule Saviez-vous que... no 1 (Étoiles filantes et météores)

Capsule Saviez-vous que... no 14 (Comment nomme-t-on une comète?)

Comment nomme-t-on une comète?

Les comètes portent des noms un peu bizarre tels que C/2002 V1 Neat, P/2001 Q2 Pretiew, etc. Comment se retrouver dans ce charabia?

 

   Depuis 1994, une nouvelle façon de nommer les comètes a été adoptée. Ainsi, la lettre P désigne les comètes à courte période (qui prennent peu de temps pour revenir autour du Soleil). La lettre C désigne les comètes à longue période ou tout autre type de comètes.

   Le chiffre représente l'année de la découverte. La lettre qui suit l'année représente la quinzaine de la découverte. Ainsi, la lettre A représente la période du 1er au 15 janvier, la lettre B représente la période du 16 au 31 janvier, etc. Le chiffre après la lettre indique l'ordre de la découverte dans la quinzaine en question. 

   Finalement, on ajoute à la fin le nom du ou des découvreurs, personnes ou observatoires. Donc, la comète C/2002 C1 (Ikeya-Zhang) est une comète à longue période, découverte en 2002, dans la quinzaine du 1er février au 15 février, elle fut la première découverte dans cette quinzaine et les découvreurs furent MM. Ikeya et Zhang.

   Pour les comètes à courte période observées à plusieurs reprises,on ajoute l'ordre de la découverte, suivi de P/ et du nom du découvreur. Par exemple, 46P/Wirtanen.

Parfois, on peut voir les préfixes D/, A/ et X/. Ils représentent des objets disparus, qui ne sont pas des comètes ou dont on ne connaît pas l'orbite précise.

   Les expressions Linear et Neat désignent des observatoires spécialisés. Ainsi, Neat veut dire Near Earth asteroid tracking.

 

 

Capsule Saviez-vous que... no 13 (Élongations planétaires)

Voici la treizième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules.

L'auteur de cette capsule est Luc Aubut, membre en règle de l'AAAAT, et un des responsables du site internet de l'Association.

Les élongations planétaires

Cette capsule est la suite de la capsule no 10 concernant les conjonctions, les oppositions et les occultations. N'hésitez pas à vous y référer au besoin.

On appelle élongation le phénomène représentant l'éloignement en degrés des planètes intérieures Mercure et Vénus par rapport au Soleil. À un autre niveau, on parle également d'élongation dans le cas des lunes orbitant autour de Jupiter et de Saturne. Cependant, ce dernier cas ne fera pas l'objet du propos d'aujourd'hui.

De façon plus précise, nous retrouvons les élongations ouest et est de Mercure et de Vénus par rapport au Soleil. Dans le cas de l'élongation ouest, Mercure et Vénus se retrouveront à l'ouest du Soleil alors qu'ils se retrouveront à l'est du Soleil dans le cas contraire. Mais qu'est-ce qui fait que ces deux planètes se retrouvent alternativement à l'ouest et à l'est du Soleil par rapport à nous? Il ne faut pas oublier que ces deux planètes, tout comme la Terre, tournent autour du Soleil. Mercure tourne autour du Soleil en 88 jours, alors que Vénus prend 225 jours pour effectuer le même trajet. Nous pouvons déjà déduire que le phénomène se produit plus souvent avec Mercure qu'avec Vénus.

Pour les astronomes, le plus important, c'est de connaître la plus grande élongation est et ouest de ces planètes. Analysons les implications de ce phénomène. Lorsque Vénus et Mercure sont à leur plus grande élongation est, cela implique qu'ils sont très éloignés à l'est du Soleil. Ainsi, le 12 janvier 2002, Mercure était à sa plus longue élongation est du Soleil, soit à 19 degrés. Comme on peut le constater dans l'animation suivante, lorsque le Soleil se couchera, nous pourrons voir pendant un certain temps Mercure, soit environ 1 h à ce moment. Le lendemain matin, soit le 13 janvier, le Soleil étant en avant de Mercure se lèvera donc avant ce dernier. Mercure ne sera donc pas visible le matin.

Le 21 février, Mercure était à sa plus grande élongation ouest, soit 26,6 degrés. Dans ce cas, nous pouvons constater dans l'animation que Mercure est à l'ouest du Soleil, donc qu'il se couchera avant ce dernier. Cela implique que le 22 février au matin, Mercure étant en avant du Soleil, se lèvera avant ce dernier. Elle sera donc visible tôt le matin, avant le lever du Soleil. Donc, en résumé, nous pouvons conclure que Mercure en plus grande élongation est est visible après le coucher du Soleil, vers l'ouest. Mercure en plus grande élongation ouest est visible avant le lever du Soleil vers l'est.

Évidemment, entre les dates de plus grande élongation est et ouest, il est toujours possible d'observer ces planètes pendant plusieurs jours.

Pour terminer, voici le tableau des élongations de Vénus et Mercure pour 2002 :

Plus grandes élongations de Vénus et Mercure

Date

Planète

Élongation

Commentaires

°

2002 01 12

Mercure

19,0° E

Visible au coucher du Soleil

2002 02 21

Mercure

26,6° O

Visible avant le lever du Soleil

2002 05 04

Mercure

20,8° E

Visible au coucher du Soleil

2002 06 21

Mercure

22,5° O

Visible avant le lever du Soleil

2002 08 22

Vénus

46,0° E

Visible au coucher du Soleil

2002 09 01

Mercure

27,1° E

Visible au coucher du Soleil

2002 10 13

Mercure

18,0° O

Visible avant le lever du Soleil

2002 12 26

Mercure

19,8° E

Visible au coucher du Soleil

 

Luc Aubut

La Sarre

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Capsule Saviez-vous que...no 12 (Le nom des étoiles)

Voici la douzième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules.

L'auteur de cette capsule est René Germain, membre en règle de l'AAAAT et 

un des directeurs du club Les Témiscopes du Témiscamingue.

 

L'auteur René Germain en plein boulot...!

 

COMMENT NOMME T'ON LES ÉTOILES?

 

Le nom des étoiles peut sembler peut sembler ambigü. Par exemple, Véga, Alpha(α) de la Lyre, 3 de la Lyre et SAO 67174 sont toutes des appellations désignant la même étoile. Voici quelques explications qui vous permettront de mieux comprendre ces différents langages.

La plupart des étoiles brillantes, et d’autres moins brillantes ont des noms étranges comme Zuben El Genubi, qui signifie « pince sud du scorpion », donné par les Arabes à l’étoile la plus brillante de la constellation de la Balance. Par contre, d’autres étoiles sont identifiées seulement au moyen de lettres et de numéros.

1- Plusieurs étoiles portent leur nom depuis l’époque des Grecs et des Romains. Ainsi, le nom de l’étoile la plus brillante du firmament, Sirius, vient du mot grec signifiant scintillement, en raison de sa brillance. Antares, de la constellation du Scorpion signifie en grec «rival de Mars », en raison de sa forte coloration rouge qui rivalise avec la couleur de Mars qui se trouve souvent dans le même secteur. L’étoile la plus brillante de la constellation de la Vierge porte le nom de « Spica  ou l’épi», ce qui signifie en latin « l’oreille de blé ».

Cependant, la plupart des noms d’étoiles sont d’origine arabe et ont été introduits en Europe au Moyen Âge pendant la conquête de l’Espagne par les Arabes. De cette façon, Aldébaran de la constellation du Taureau est un mot arabe signifiant « le suiveur », parce qu’elle semble suivre l’amas stellaire des Pléiades de la même constellation. Fomalhaut, du Poisson austral, est un autre mot d’origine arabe signifiant « bouche du poisson ».

2- Au début du XVIIe siècle, l’astronome allemand Johann Bayer classa les étoiles visibles à l’œil nu avec les lettres de l’alphabet grec; l’étoile la plus brillante d’une constellation est désignée par alpha (α), la deuxième par beta (β), la troisième par gamma (γ), etc. Ces désignations sont donc connues sous le nom de lettres Bayer.

Ainsi, l’étoile la plus brillante de la constellation d’Orion, devient alpha (α)d’Orion ou Bételgeuse et la deuxième plus brillante devient beta (β) d’Orion ou Rigel.

3- Comme l’alphabet grec ne va pas très loin (24 lettres), un autre système connu sous le nom d’appellation de numéros Flamsteed sert à identifier les étoiles plus pâles. L’auteur de ce système est le révérend John Flamsteed, astronome à la cour du roi Charles II d’Angleterre au début du XVIIIe siècle. Dans son système, les étoiles sont numérotées d’ouest en est dans une constellation. Par exemple, les astronomes amateurs connaissent bien l’étoile 61 du Cygne qui fut la première étoile dont on calcula la distance par parallaxe. Ce système sert en général à identifier les étoiles plus pâles que l’alphabet grec n’a pu identifier et qui peuvent être encore visibles à l’œil nu ou sinon, elles sont visibles aux jumelles.

4- Pour les étoiles très pâles, non visibles à l’œil nu, on utilise plutôt des numéros qu’on retrouve dans certains catalogues spécialisés. Le plus connu de ces catalogues est le catalogue SAO qui répertorie 258 997 étoiles. Même les étoiles brillantes visibles à l’œil nu ont un numéro comme l’étoile Sirius ou alpha (α) du Grand Chien porte le numéro SAO 151881.

On a aussi le catalogue HD (Henry Draper Catalogue). Mais le plus récent et le plus grand des catalogues d’étoiles est le catalogue du télescope spatial Hubble, qui contient plus de 19 millions d’étoiles!

5- Les étoiles variables, celles qui changent d’intensité lumineuse avec les jours, ont une appellation qui leur est propre. Sauf quelques exceptions comme Algol, béta (β) Persée) et Mira ou omicron (ο) de la Baleine, la plupart ont une façon très spéciale d’être nommées.

Pour chaque constellation, une lettre capitale romaine allant de R jusqu’à Z nomme plusieurs étoiles variables comme l’étoile R du Lion ou R Leonis. S’il y a d’autres étoiles variables dans la même constellation, on utilise alors les lettres RR, RS jusqu’à RZ et ensuite SS à SZ et finalement jusqu’à ZZ.

Mais d’autres étoiles variables continuent d’être découvertes et les astronomes ont décidé de commencer l’appellation avec AA, AB jusqu’à AZ, ensuite BB à BZ jusqu’à QZ. Même avec ces 334 appellations, cela demeure insuffisant pour certaines constellations populeuses d’étoiles variables. Ainsi, on a vu apparaître des noms comme V335, V 336 et ainsi de suite. Par exemple, la constellation du Cygne possède un grand nombre d’étoiles variables comme l’étoile variable V1362.

6- Pour compliquer les choses, il existe également plusieurs listes spéciales de types particuliers d’étoiles nommées en l’honneur de l’astronome qui a compilé la liste. Par exemple, Struve 1138 est la 1138ième étoile double dans le catalogue d’étoiles doubles édité il y a 150 ans par l’astronome allemand Wilhelm Struve.

 

En résumé, les étoiles les plus brillantes et les plus populaires portent des noms comme Deneb dans la constellation du Cygne. D’autres, auront l’appellation Bayer avec une lettre grecque comme l’étoile gamma (γ) d’Andromède. Pour les étoiles plus pâles, on continue l’appellation avec un nombre, mieux connu sous l’appellation Flamsteed comme l’étoile 31 du Cygne qui est une magnifique étoile multiple.

Pour terminer, on retrouve l’appellation SAO qui numérote un grand nombre d’étoiles de toutes les brillances. Les étoiles faibles comme les étoiles brillantes auront un numéro SAO comme l’étoile Bételgeuse de la constellation d’Orion avec SAO 113271.

Espérons que tout ce jargon vous aidera à comprendre ce monde mystérieux du langage des étoiles!

René Germain, astronome amateur du Témiscamingue.

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Capsule Saviez-vous que...no 11 (Astronomie et formules mathématiques, partie 1)

Voici la onzième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules.

L'auteur de cette capsule est Alain Laplante, membre en règle de l'AAAAT et heureux propriétaire de son propre observatoire personnel à Senneterre (Obaska).

L'auteur Alain Laplante (à gauche) en compagnie de son frère lors de la construction de son observatoire.

Quelques formules mathématiques utiles en astronomie.

Voici la description des équipements qui serviront dans les exemples:

Télescope: Longueur focale : 2500 mm

Diamètre: 254 mm

Oculaire: Longueur focale : 26mm

Champs de vision apparent : 52°

CCD: Dimension Hauteur : 4.60 mm

Largeur : 6.90 mm

Dimension des pixels : 9.0 x 9.0μm ou (0.009 x 0.009mm)

Pellicule photographique : Dimension Hauteur : 24mm

Largeur : 36mm

Ratio focal:

Puissance d'un oculaire:

 

Champs de vision réel d'un oculaire:

 

Champs de vision de la camera:

 

 

Profondeur du focus:

La Profondeur du focus est la distance entre deux points de part et d'autre du focus pour laquelle l'image de l'étoile demeure suffisamment petite que l'on ne peut distinguer l'image un peu hors focus de celle précisément au focus.

Cette distance est importante lorsque l'on fait de la photographie. Elle nous permet d'avoir des images claires sans toutefois avoir atteint le parfait focus. Elle est moins importante pour l'observation visuelle puisque notre œil a la capacité de s'ajuster à l'image.

Dfocus dépend du ratio focal F et de la longueur d'onde λ. ref: Star Testing Astronomical Telescopes (p. 78)

 

ref: Star Testing Astronomical Telescopes (p. 78)

Ex: Pour un ratio focal F=10 et une longueur d'onde de 450 nanomètre (450 x10-9 m) qui correspond au bleu, la profondeur du focus est de:

Alain Laplante

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Capsule Saviez-vous que... no 10

Conjonction, opposition et occultation

Voici la dixième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules.

L'auteur de cette capsule est Luc Aubut, membre en règle de l'AAAAT.

 

Saviez-vous que... no 10 Conjonction, opposition et occultation

On appelle Éphémérides la liste des évènements astronomiques pour une période donnée. En les consultant, on remarquera des noms un peu bizarre tels que Vénus en conjonction inférieure, Jupiter en opposition ou occultation de Saturne. Cette capsule a pour but de vous expliquer ces phénomènes. Dans une autre capsule à venir, je vous expliquerai le phénomène des élongations (qui ne sont pas musculaires!) de Mercure et Vénus et leur influence sur la visibilité de ces planètes.

Conjonctions

Il existe deux types de conjonctions : celles concernant le Soleil avec une autre planète (solaires) ou celle concernant des planètes (planétaires). Les conjonctions solaires se divisent également en deux groupes : les conjonctions des planètes inférieures et les conjonctions des planètes supérieures. On appelle planètes inférieures les planètes qui sont plus près du Soleil que nous. Vous aurez deviné ici que nous parlons de Mercure et de Vénus. Évidemment, les planètes supérieures sont les planètes qui sont plus éloignées du Soleil que nous. Dans cette catégorie, nous avons dans l'ordre Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton.

Conjonction des planètes inférieures

Conjonction inférieure de Mercure ou de Vénus

On dit que Mercure ou Vénus sont en conjonction inférieure lorsqu'elles se trouvent exactement entre la Terre et le Soleil comme le démontre la figure suivante avec la planète Vénus.

Lors de ce phénomène, Mercure et Vénus étant éclairés par le Soleil, apparaîtront sous forme de croissants un peu comme lors des quartiers lunaires. De plus, elles sont au point le plus près de nous. Le 31 octobre 2002, Vénus sera en conjonction inférieure.

Conjonction supérieure de Mercure ou de Vénus

On dit que Mercure ou Vénus sont en conjonction supérieure lorsque le Soleil se trouve exactement entre ces planètes et la Terre comme le démontre la figure suivante avec Vénus.

Dans ce cas précis, la planète devient invisible à l'observateur car elle est cachée par le Soleil. De plus, la planète se trouve au point le plus éloigné de nous. Ce n'est vraiment pas le temps de l'observer. Ainsi, le 14 janvier 2002, Vénus sera en conjonction supérieure.

Conjonction des planètes supérieures

Pour les planètes supérieures, on ne parle pas de conjonction inférieure ou supérieure mais de conjonction tout court. Dans l'exemple suivant, nous retrouvons la planète Jupiter.

Comme dans le cas de la conjonction supérieure de Mercure ou de Vénus, la planète est à son point le plus éloigné de nous et elle devient invisible pour l'observateur terrestre, noyée par la lumière solaire. Jupiter sera en conjonction le 19 juillet 2002.

Les oppositions

Notez au départ que l'on ne parle d'oppositions que pour les planètes supérieures, celles qui sont plus éloignées de nous par rapport au Soleil. Les oppositions ont lieu lorsque la planète forme un angle de 180 degrés par rapport au Soleil. Autrement dit, la Terre se retrouve exactement entre la planète et le Soleil, comme dans la figure suivante avec la planète Jupiter.

Dans l'exemple précédent, la planète Jupiter se trouve à son point le plus près de la Terre. C'est le meilleur temps pour l'observer, car son diamètre est maximum et elle n'est pas noyée par la lumière solaire. C'est le cas depuis le 1er janvier 2002. Profitez-en au maximum pour l'observer!

 

Sachez que lors des oppositions, la planète se lève exactement au moment que le Soleil se couche et vice versa! La figure suivante vous démontre ce phénomène lors de l'opposition de Jupiter le 1er janvier 2002. Notez que le Soleil se couche au sud-ouest et que Jupiter se lève au nord-est.

Crédit : Logiciel Kepler II

Cette image est reproduite avec la permission du Centre collégial de développement de matériel didactique

 

Les conjonctions planétaires

Les conjonctions planétaires ont lieu lorsque des planètes (incluant la Lune) se rapprochent très près de d'autres planètes ou de certaines étoiles. Lors de ces occasions, il est possible d'identifier un objet qui serait autrement difficile à localiser. Par exemple, le 5 novembre, Mars est passé à peine à 2 degrés de Neptune. Les observateurs ont pu localiser la planète Neptune qui normalement, est très difficile à détecter.

Les occultations

On parle d'occultation lorsque la Lune cache entièrement une planète ou une étoile lors de son passage. De cette façon, on peut voir la planète ou l'étoile disparaître entièrement et réapparaître quelques minutes plus tard. Ainsi, le 30 novembre 2001, la Lune a occulté la planète Saturne pendant quelques minutes. Le 20 février 2002, le même phénomène se reproduira de nouveau. Voici l'adresse pour un aperçu de ce phénomène. Cliquez ensuite sur le bouton Précédent pour revenir à cette capsule http://astro.uqat.uquebec.ca/astro/calendrier/phenomenes_fevrier_2002.htm

Conclusion

La plupart des phénomènes expliqués ici sont indiqués dans la section Calendrier de notre site pour l'année 2002. Les éphémérides générales expliquant ces phénomènes pour le Québec apparaissent dans la zone Cartes de la section Astronomie du site.

Bonnes observations!

Luc Aubut

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Capsule Saviez-vous que... no 9 (Mise en station équatoriale)

Voici la neuvième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. Maurice Bédard, l'actuel président de l'AAAAT.

 

Saviez-vous que.. Mise en station équatoriale

Montez l’instrument en portant attention à son équilibrage : position du tube et contrepoids. Réglez la base bien à l’horizontale grâce aux allonges de pied et au niveau à bulle de la monture. Préréglez l’inclinaison de l’axe polaire à la latitude du lieu où vous observez. Repérez la Polaire et orientez l’axe de la monture dans sa direction. Le frein de déclinaison étant bloqué sur 90 degrés, tournez l’ensemble de la monture pour orienter le tube vers la Polaire. Lorsque la Polaire sera visible dans le chercheur, amenez-la au centre du réticule (croix dans l'oculaire) en utilisant les mouvements fins en azimut et en latitude. L’instrument est maintenant en station et peut suivre un astre pendant une dizaine de minutes avec un grossissement de 70 à 100 fois sans dérive en déclinaison. Pour de longues poses, il faut un réglage plus précis.

Méthode de Bigourdan

Réglage de la monture dans le plan méridien

Dirigez le tube de l’instrument vers une étoile brillante proche de l’équateur céleste et du méridien sud. Utilisez un oculaire réticulé et amenez l’étoile à la croisée des fils. Attendez quelque minutes après avoir branché le moteur d’entraînement. Si l’axe polaire ne se trouve pas dans le plan méridien, l’étoile dérivera vers le haut ou vers le bas du champ. (respectivement le nord et le sud pour une image renversée) Si l’étoile dérive vers le haut, déplacez l’extrémité supérieure de l’axe horaire vers l’ouest et  inversement dans le cas contraire.

Réglage de l’inclinaison de l’axe polaire (latitude)

Pointez une étoile à 6 heures de son passage au méridien et présentant une déclinaison voisine de +50 degrés. Amenez-la à la croisée du réticule. Si elle descend vers le nord du champ, abaissez l’extrémité supérieure de l’axe horaire et inversement dans le cas contraire. Si cela est nécessaire, revenez à la première opération. Le réglage doit être d’autant plus précis que la distance focale de l’instrument est longue. Test absolu : guidage d’une étoile pendant une vingtaine de minutes sans dérive appréciable avec un grossissement supérieur à 100 fois. La qualité des clichés est liée à ces deux réglages.

1) Réglage dans le plan méridien. Étoile proche de l’équateur   

Si l’étoile dérive

            Vers le nord                                         Vers le sud

                        Alors il faut tourner la          

                               base de la monture dans le sens

                                                                   

  

2) Réglage en latitude. Etoile à 6 h du méridien

Si  l’étoile dérive

               Vers le nord                                  Vers le sud

                        Il faut                      

                                                                    

la partie supérieure de l'axe polaire

 

Méthode de mise en station rapide

Pour ceux qui vont installer le LX200 de façon permanente dans un observatoire, ou qui désirent utiliser le télescope déjà en station polaire pendant quelques nuits en succession, il est recommandé d’avoir d’abord une mise en station de précision. Une fois complétée, vous n’aurez plus besoin de faire l’alignement polaire les autres nuits, sauf si vous déplacez le télescope. Pour dépasser la séquence d’alignement polaire, suivre les étapes suivantes :

bullet

Retournez à l’option de menu polar et cochez-le en appuyant sur la touche enter.

bullet

Ensuite, entrez directement le numéro de catalogue d’un objet dont vous êtes familier en pesant sur la touche M, Star, ou CNGC (voir la liste pour le numéro des objets), et appuyez encore une fois sur la touche enter.

bullet

Centrez manuellement l’objet connu dans l’oculaire du télescope.

bullet

Pressez enter et le garder enfoncé, jusqu'à ce que l’affichage montrera (Coordinates matches).

Vous avez maintenant synchronisé la bibliothèque d’objets et le LX200 va accéder exactement à chaque autre objet dans le ciel!

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Capsule Saviez-vous que... no 8 (The new general catalogue)

Voici la huitième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. Maurice Bédard, l'actuel président de l'AAAAT.

 

The New General Catalogue

En 1874, William Parsons a construit le Léviathan de Parsonstown. Ce télescope de 1,80 mètre de diamètre fonctionne grâce à un système de câbles tirés entre deux énormes murs de briques. Grâce à cet instrument, William Parsons découvre que de nombreuses nébuleuses ont une forme spirale. Il s'agit en fait de galaxies spiralées. Si William Parsons n'utilise que rarement son télescope, il permet aux passionnés d'astronomie d'observer le ciel au travers de ce merveilleux instrument. L'un d'eux, John Louis Emil Dreyer, qui sera l'assistant de Parsons de 1874 à 1878, découvre entre autres, de merveilleuses nébuleuses. Sur son carnet, Dreyer note ses observations et fait des croquis des objets célestes observés.

En 1886, Dreyer et d'autres astronomes ont découvert une telle quantité de nébuleuses et d'amas d'étoiles qu'il devient indispensable de les regrouper dans un catalogue. La Royal Astronomy Society charge Dreyer de cette lourde tâche. Publié en 1888, le New General Catalogue (abréviation NGC) regroupe plus de 7 840 objets célestes. Il sera complété par les deux index catalogues (IC) qui ajouteront à la liste 5 386 nouveaux objets célestes dont certains ont pu être découverts grâce à la photographie. Aujourd'hui les curieux du ciel s'appuient toujours sur les 13 000 objets célestes répertoriés dans les catalogues NGC et IC pour leurs observations.

L'exploration du ciel

Edition KONEMANN

2000 pour l'édition française

David H.Levy

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Capsule Saviez-vous que... no 7 (Grossissement)

Voici la septième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. Maurice Bédard, l'actuel président de l'AAAAT.

Saviez-vous que...

Le grossissement

Pièges du grossissement:

La puissance d'un instrument dépend essentiellement du diamètre de son objectif, mais plus l'amplification augmente, plus l'image devient sombre et floue.

Pour connaître le grossissement correspondant au rendement normal d'une lunette, utilisée dans des conditions atmosphériques satisfaisantes, multipliez le coefficient 1,2/le diamètre de son objectif exprimé en millimètres. Exemple: une lunette de 60 mm opère fort bien avec un grossissement de 70 à 75 fois(60 X 1,2). Exceptionnellement quand la turbulence est faible, on peut forcer jusqu'à 150 fois (coefficient 2,5; 60 X 2,5=150).

Le grossissement selon l'oculaire:

Vous connaissez la longueur focale de votre objectif; celle d'un oculaire est gravée sur sa propre monture. Pour calculer le grossissement, divisez la longueur focale de l'objectif par celle de l'oculaire, les deux longueurs étant exprimées en millimètres. Utilisez la formule suivante :

G= longueur focale du télescope / longueur focale de l'oculaire  

Exemple : utilisé avec un miroir de 900 mm de longueur focale, un oculaire de 9 mm grossit :

900/9=100 fois

Le même oculaire utilisé avec un miroir de Schmidt-Cassegrain de 2000 mm grossira :

2000/9=222 fois

Mesurez le champ de chaque oculaire :

Si vous connaissez le champ apparent de votre oculaire, il suffira de le diviser par le grossissement pour obtenir le champ. ( sur le ciel)

Exemple : un oculaire ouvert à 40o et grossissant 120 fois fournira un champ de 40o/120=1/3 de degré, soit 20 minutes d'arc.

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Capsule Saviez-vous que... no 6 (Distances en astronomie)

Voici la sixième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. Maurice Bédard, l'actuel président de l'AAAAT.

Saviez-vous que...

Parlons un peu des distances en astronomie

Il serait difficile de parler de géographie sans parler des unités de mesures. Nous allons débuter par des mesures que nous connaissons.

Lorsque nous tentons de mesurer des distances terrestres à partir d'une carte, les millimètres et les centimètres sont bien utiles. Si nous mesurons la distance entre deux locaux ou deux pièces de la maison, le mètre est bien utile, si nous parlons de la distance entre deux quartiers de rue, le mètre est de mise. Nous planifions un voyage et estimons la distance entre Rouyn-Noranda et Montréal, le kilomètre sera utilisé ±650 km, ainsi que pour le diamètre de la Terre qui est de 12 760 km.

Pour la distance Terre-Lune, le km est aussi utilisé soit 384 000 km, mais ici une autre unité de mesure peut être utilisée, la vitesse de la lumière soit 300 000 km/seconde, donc la lune se trouve à un peu plus d'une seconde lumière de la Terre. Si nous examinons la distance Terre-Soleil (150 000 000 millions de km), ceci correspond à une autre unité de mesure soit l'unité astronomique, la lumière met huit minutes pour couvrir cette distance. Si le Soleil s'éteindrait, nous le saurions seulement huit minutes plus tard! La lumière parcourt 9,46 billions de km par année soit 60 000 fois la distance Terre-Soleil. Nous sommes la troisième planète du système solaire en partant du soleil et la terre tourne sur elle-même en 24 heures et autour de soleil en 365 jours.

Voici la distance des planètes du soleil. J'inclus une phrase qui permet de mieux retenir les planètes en ordre à partir du soleil.

mon Mercure : 58 Millions de kilomètres

vieux Venus : 108 Millions de kilomètres

tu Terre : 150 Millions de kilomètres

m'a Mars : 228 Millions de kilomètres

jeté Jupiter : 778 Millions de kilomètres

sur Saturne : 1,426 Milliard de kilomètres

une Uranus : 2,857 Milliards de kilomètres

nouvelle Neptune : 4,494 Milliards de kilomètres

planète Pluton : 7,500 Milliards de kilomètres

Lorsque nous quittons le système solaire, l'unité de mesure la plus utilisée est l'année-lumière. Le soleil le plus près de nous, Proxima du Centaure, est à 4,22 a/l, Alpha et Bêta du Centaure 4,35 a/l. Une autre unité de mesure sert à l'occasion mais est moins utilisée, c'est le Parsec qui est égal à 3,26 a/l.

Notre galaxie (la Voie lactée) est une galaxie spirale,(elle se présente un peu comme un sombrero), avec un noyau central (où il y a beaucoup de soleils, assez près les uns des autres) entouré de bras spiraux,(où les distances entre les soleils sont plus grandes). Nous sommes situés dans un de ces bras spiraux, à environ les deux tiers du centre au bord, donc assez loin du centre. Les dimensions de notre galaxie sont de 100 000 a.l. de diamètre et 1 000 a.l. d'épaisseur. Elle contient plus de deux cent milliards de soleils : des plus vieux, des plus jeunes, des plus gros, des plus petits, etc. et certains comme le nôtre. Toutes les étoiles (soleils) que nous apercevons à l'œil nu sont dans notre propre galaxie. Notre système solaire est en orbite (tourne) autour du noyau de notre galaxie, il met 200 millions d'années pour en faire le tour.

Dans l'univers, nous retrouvons d'autres galaxies dont la fameuse galaxie d'Andromède, qui est l'objet le plus lointain visible à l'œil nu, elle se situe à environ 2 500 000 a.l. de nous.

 Si vous demeurez en campagne dans l'Hémisphère nord, par une nuit sans lune, vous pouvez l'observer. La Voie lactée et Andromède font partie d'un amas de galaxies (l'Amas local), qui compte une trentaine de galaxies, entre autres le petit et le grand nuage de Magellan qui sont à ± 200 000 a.l. de nous; ce sont deux galaxies irrégulières visibles dans l'hémisphère sud. Le diamètre de l'Amas local est d'environ 3 millions d'années-lumières. Il y a aussi d'autre amas de galaxies : tel celui de la Vierge. qui compte des milliers de galaxies dont la galaxie M87, la galaxie la plus massive du groupe.

Il est à 50 à 60 millions d'années-lumière de l'Amas Local qui se déplace vers l'Amas de la Vierge; ce dernier est plus volumineux que le nôtre. Ces deux amas de galaxies font partie du Super amas local qui a un diamètre de 100 millions d'années-lumière. L'Amas de la Vierge en étant le centre.

Ce Super amas local se dirige vers un point de l'univers situé dans l'Hémisphère austral connu sous le nom de Grand Attracteur, qui semble situé à 300 millions d'années-lumière de nous, caché derrière la Voie lactée. Il nous attire à une vitesse de 600 km/seconde.

L'horizon cosmique serait de 30 milliards d'années-lumière, 15 milliards devant et 15 milliards derrière. Mais nous ne sommes pas au centre de l'univers pour autant, je parle de l'horizon connu, il y a d'autre chose encore plus loin qui reste à découvrir, mais quoi ?

Je ne voudrais donner raison au Big Crunch en écrivant où nous nous dirigeons, mais seulement donner une orientation par rapport à notre déplacement.

En résumé :

La terre tourne autour du soleil, qui tourne autour du centre de notre galaxie, qui fait partie d'un groupe de galaxies, l'Amas local, qui se dirige vers un autre groupe de galaxies celui de la Vierge, qui fait partie du Super amas local qui se dirige vers le Grand Attracteur.

Maurice Bédard

Choix des chroniques

 

 

 Capsule Saviez-vous que... no 5 (La magnitude)

Voici la cinquième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. René Germain, un des directeurs des Témiscopes du Témiscamingue, et membre en règle de l'AAAAT.

Saviez-vous que...

La magnitude

 

La magnitude est un chiffre qui correspond à la luminosité ou à la brillance d’une étoile ou d’autres objets comme une nébuleuse, une galaxie où des amas d’étoiles.

En général, les étoiles visibles à l’œil nu se classent en six catégories, de la magnitude 1 (les plus brillantes) à la magnitude 6 (les plus pâles). En effet, plus le chiffre est petit, plus l’étoile est pâle.  On peut même avoir des magnitudes négatives ce qui veut dire que l’objet sera très brillant.

Il y a environ un rapport de 2,5 fois  d’éclat lumineux d’une magnitude à l’autre. Ainsi, de la magnitude :

-         un à deux, l’étoile sera 2,5 fois moins brillante.

-         un à trois, l’étoile sera 2,5 x 2,5 =  6,3 fois moins brillante.

-         un à quatre, l’étoile sera 2,5 x 2,5 x 2,5 = 16 fois moins brillante.

-         six   à un, l’étoile sera 2,5 x 2,5 x 2,5 x 2,5 x 2,5 = 100 fois plus brillante.

 

Comme point de comparaison, voici les magnitudes d’objets bien connus.

-         Le soleil = -27

-         La lune = - 12

-         Vénus = -4         

-         Jupiter = -2            

-         Sirius = -1,4

-         L’étoile la plus brillante du triangle d’été (Véga de la Lyre) = 0

-         Les Pléiades (M-45) ont une magnitude de 1,2   

-         L’étoile polaire = 2

-         La galaxie d’Andromède visible à l’œil nu a une magnitude de 3,5

-         L’œil humain peut voir jusqu’à la magnitude 6 approximativement.

-         Les jumelles peuvent atteindre jusqu’à la magnitude 8 ou 9.

-         La galaxie du tourbillon (M-51) a une magnitude de 8,4

-         La nébuleuse de la Lyre ou de l’anneau (M-57) a une magnitude de 9,7    

-         Les télescopes amateurs atteignent la magnitude 12 et plus dépendant du diamètre du miroir.

-         Les télescopes des grands observatoires, muni de récepteurs électroniques, peuvent détecter des étoiles plus faibles que la magnitude 29.

 René Germain

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Capsule Saviez-vous que... no 4

Voici la quatrième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. Luc Aubut, membre en règle de l'AAAAT.

Saviez-vous que...

La lumière zodiacale

Crédit : Université de l'Arizona (astronomie)

La lumière zodiacale est formée par un nuage de micrométéorites aplati long d'environ 600 millions de kilomètres autour du soleil. Ces minuscules particules composées de silicates réflètent la lumière du soleil. Pour cette raison, nous apercevons une lumière blanche ressemblant un peu à la Voie Lactée.

Ce nuage proviendrait de la fonte des comètes lors de leurs passages près du soleil. Il est donc alimenté en permanence. Cependant, d'autres facteurs pourraient également intervenir dans le processus de création du nuage.

Observation de la lumière zodiacale

La lumière zodiacale peut être vue en février et en mars après le coucher du soleil vers l'ouest ou en septembre et octobre avant l'aube vers l'est. Il faut regarder dans la direction de l'écliptique, la fameuse ligne imaginaire que semble parcourir la lune et les planètes du système solaire. Elle prendra la forme d'un triangle de lumière blanche, dont le sommet est à environ 45 degrés d'altitude, comme on peut le constater sur la photo.

Il ne faut pas la confondre avec la lueur de l'aube ou le coucher du soleil, dont les couleurs prennent des teintes oranges ou jaunes.

Un ciel bien noir est important pour observer le phénomène. En effet, le nuage étant d'une densité très faible, la lumière émise est très tenue. Il faut donc aller à la campagne, loin de la lumière artificielle, dans un ciel sans brume et sans lune.

Bonne observation!

Tiré de la revue astronomie pratique, no 41

Luc Aubut

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Capsule Saviez-vous que... no 3

Voici la troisième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. Denis Carrier, membre en règle de l'AAAAT et conférencier lors de nos réunions mensuelles.

Saviez-vous que... 

LE FLASH VERT

Lorsque la lumière passe à travers un prisme ou tout autre médium transparent, elle est réfractée, c’est-à-dire déviée de sa course. Cette déviation dépend de la longueur d’onde de la lumière déviée. Ainsi, le bleu sera dévié différemment du rouge ce qui permettra à la lumière blanche (qui est le mélange de toutes les couleurs) d’être décomposée en ses constituants allant du rouge au bleu et passant par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Par exemple, le rouge est moins dévié que le bleu parce que sa fréquence est plus élevée. Le rouge est donc plus "puissant" que le bleu; il se laisse moins détourner de sa course.

Cette réfraction de la lumière peut être remarquée en utilisant un télescope ou des jumelles de piètre qualité. Dans ces appareils bas de gamme, il y a de l’aberration chromatique jaune-rouge qui se forme à la frange de la lune sur un côté et du bleu sur la périphérie opposée.

Tout objet astronomique de couleur blanche, comme la Lune ou le Soleil peut être imaginé comme une juxtaposition d’images de différentes couleurs, vues en même temps ce qui les fait paraître plus ou moins blancs.

Lorsque le Soleil est près de l’horizon, l’atmosphère de notre planète agit de la même façon qu’une lentille de mauvaise qualité. Les composantes des images provenant des fréquences les moins élevées (par exemple les bleues et les vertes) sont déviées par cette atmosphère et il nous reste que les composantes jaunes puis rouges du Soleil d’où sa couleur particulière au coucher.

Cependant, lorsque l’air est particulièrement propre et sec une petite fraction de l’image verte peut être perçue immédiatement après la disparition de l’image rouge du coucher de Soleil. Ce phénomène est connu sous le nom de "FLASH VERT". Dans des conditions exceptionnelles et très rares, on peut même observer un "flash bleu"!

Coucher de Soleil

Le Flash vert !

Bonne observation.

Denis

P.S. Pour en savoir plus, voir le no. de juin 2001 de la revue Sky &  Telescope, page 110. Les illustrations sont de Jay Ryan.

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Capsule Saviez-vous que... no 2

Voici la deuxième d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules. L'auteur de cette capsule est M. René Germain, un des directeurs du club local Les Témiscopes du Témiscamingue.

 

Lune et illusion d'optique

Saviez vous que...

lorsque la Pleine Lune se lève très grosse à l'horizon
qu'on est victime d'une illusion d'optique?

En effet, le cerveau semble avoir de la difficulté à percevoir la grosseur réelle des objets lointains. Il paraît que si on voit la Lune grosse à l'horizon, c'est à cause des arbres, des montagnes et du relief en général qui nous la fait paraître immense.


Pour vous en convaincre, faites l'expérience suivante :


1-À l'aide d'un carton ou de vos mains, arrangez vous pour regarder la Lune levante sans avoir les arbres et les montagnes qui l'entourent pour environ deux minutes.

2- Soudainement, enlevez vos mains ou le carton pour observer l'ensemble du paysage. Elle devrait revenir immense.

Si on prenait une photo, de la Pleine Lune au lever en comparaison avec la Lune lorsqu'elle haute dans le ciel, elle serait de la même grosseur.

Souvenez vous que les objets à l'horizon paraissent plus gros que la normale à cause de notre cerveau.

René Germain

Club Les Témiscopes du Témiscamingue

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Capsule Saviez-vous que... no 1

Étoiles filantes et météores

Voici la première d'une série de chroniques concernant l'explication d'un thème sur l'astronomie, sous forme de capsules. Chaque capsule se terminera par un petit quizz permettant de tester vos connaissances par rapport au sujet de la chronique. J'espère que vous aurez autant de plaisir à parcourir cette capsule que j'en ai eu à la concevoir! Venez voir régulièrement cette section pour de nouvelles capsules.

Luc Aubut

L'auteur est membre en règle de l'AAAAT.

 

Saviez-vous que...

Les étoiles filantes proviennent de grains de poussières laissés par le passage de comètes, d'une taille de quelques micromètres à quelques millimètres, qui s'enflamment au contact de l'atmosphère. Le phénomène lumineux commence à se produire à une altitude de 80 km et à une vitesse pouvant atteindre 100 000 km/sec!

Les pluies d'étoiles filantes annuelles surviennent lorsque la Terre croise l'orbite de différentes comètes, à peu près au même moment à chaque année. Le nom des pluies d'étoiles filantes résulte de la constellation d'où elles semblent provenir. Par exemple, la pluie d'étoiles filantes Les Taurides semble provenir de la constellation du Taureau.

Certaines pluies d'étoiles filantes sont permanentes, c'est à dire que leur nombre est pratiquement le même à chaque année. Ainsi, les Perséides produisent à chaque année environ 50 météores à l'heure. D'autres, comme les Léonides, sont périodiques. Certaines années, elles produisent environ 15 météores à l'heure. En 2001, les experts prédisent qu'il pourrait y en avoir plus de 1 000 à l'heure!

Il ne faut pas confondre les météores et les météorites. Les météores sont le phénomène lumineux associé aux étoiles filantes et aux météorites. Les météorites représentent le grain de poussière et la pierre elle-même.

Saviez-vous que...

certaines étoiles filantes peuvent se transformer en météorites? Il existe quelques critères pour savoir si une étoile filante peut produire une météorite touchant le sol :

bullet

Le météore n'est pas particulièrement brillant;

bullet

Le météore est relativement lent;

bullet

Le phénomène lumineux disparaît à basse altitude;

bullet

L'angle de chute est assez vertical;

bullet

Un « bang » peut être entendu quelques dizaines de secondes après le phénomène lumineux. Un sifflement ou un bruit saccadé n'implique pas nécessairement une météorite pouvant toucher le sol.

Vous pouvez rapporter l'observation de météorites en remplissant un rapport d'observation sur le site du Comité consultatif sur les météorites de l'Agence spatiale canadienne.

Quizz

  1. Quelle est la magnitude d'une étoile filante typique? (La magnitude est l'éclat relatif d'un phénomène astronomique. Plus le chiffre est négatif, plus l'objet est brillant)

        -6            -9           -4           -12  

  1. Associez les pluies d'étoiles filantes aux comètes les produisant :

      a) Les Léonides       b) Les Perséides

      c) Les Lyrides          d) Les Orionides

       Choix des comètes :

       1) Halley;    2) Temple-Tuttle;    3) Swift-Tuttle

       4) Thatcher

  1. Associez les pluies d'étoiles filantes avec la date de leurs maximums :

       a) Perséides            b) Léonides

       c) Géminides           d) Ursides

       e) Lyrides                f) Quadrantides

       g) Sud Aquarides      h) Sud Taurides

        i) Orionides

 

        Dates des maximums :

        1) 13 décembre    2) 21 octobre   3) 12 août

        4) 21 avril           5) 28 juillet      6) 22 décembre

        7) 17 novembre    8) 2 novembre  9) 4 janvier 

Voir le corrigé

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